Découvrir des éléments des fonds disponibles
Nous ne pouvons pas vous présenter tous les documents iconographiques disponibles dans nos fonds — il y en a beaucoup !
Nous vous proposons sur cette page d’explorer quelques éléments du fonds de Thierry Masson…
Cartes postales
Les cartes postales constituent l’iconographie la plus répandue sur notre passé. Le Marseillais Dominique Piazza aurait été, en 1891, l’un des premiers à commercialiser en France des cartes postales photographiques. Le succès de ces cartes permet aujourd’hui de disposer de nombreuses vues de Marseille sur plus d’un siècle.
Photos du XIXᵉ siècle
Dès l’invention de la photographie, autour du milieu du XIXᵉ siècle, des photographes comprennent rapidement l’intérêt de réaliser des clichés à la fois des gens (studios photographiques d’intérieur) mais aussi de leur environnement. Différents formats de reproduction, dont certains se révèlent très stables dans le temps, ont permis de nous transmettre des images exceptionnelles. Le XIXᵉ siècle à Marseille est assez bien documenté par de telles photographies, qui ont capté l’évolution de la ville. Leur qualité permet de voyager dans ces images, comme le montrent ces vidéos réalisées à partir de telles photographies.
Photos de particuliers
À la fin du XIXᵉ siècle, des particuliers (aisés !) s’emparent de la photographie. Depuis plus d’un siècle, ces amateurs nous ont légué des albums de famille où se mêlent vie quotidienne et lieux de vie, parfois à Marseille.
Plaques de verre
Parmi les procédés photographiques, les plaques de verre se distinguent par leur définition exceptionnelle. De différentes tailles et formats, parfois très fragiles, elles ont traversé le temps avec éclat.
Des photographes éclairés aux professionnels
Faire de la photographie en amateur peut devenir une passion : de nombreux photographes éclairés nous ont légué des clichés minutieusement renseignés (date, météo, matériel…). Ces informations sont très précieuses pour les collectionneurs… De photographe éclairé à photographe professionnel, il n’y a souvent qu’un pas : des photographes reconnus ont parcouru Marseille depuis un siècle et demi. Ils nous ont laissé un patrimoine esthétique précieux.
Photos stéréo
Il ne faut pas oublier que l’essor de la photographie au XIXᵉ siècle doit beaucoup à l’invention de la prise de vue stéréoscopique : deux photographies sont prises en même temps (ou avec un très léger décalage temporel) depuis deux positions très proches horizontalement, typiquement la distance entre nos deux yeux. Un procédé optique peut alors diriger ces deux images vers les deux yeux (à chaque image son œil…) : notre cerveau recompose la profondeur, c’est-à-dire le relief. Nous sommes habitués aujourd’hui à regarder des films “3D” qui reposent sur ce principe inventé avant même la photographie. Certaines des plus anciennes photos de Marseille, prises autour de 1850, sont stéréoscopiques. Au fil du temps, le procédé s’est décliné sur papier, plaques de verre, films argentiques… On trouve aussi des “vues 3D” touristiques publiées dès les années 1930, dont le succès ne s’est jamais démenti.
Gravures
Avant la photographie, les journaux illustraient leurs articles avec des gravures sur bois. Ces illustrations étaient parfois réalisées loin de Marseille à partir de croquis locaux, ce qui leur donne un style unique, souvent peu réaliste !
La gravure de haute qualité permet de porter un soin aux détails, mais n’est pas toujours plus fidèle à la réalité ! Vendues dans différents formats pour en faire des “tableaux” à accrocher chez soi, parfois recolorisées, ces gravures permettent de se plonger dans un passé très ancien.
Assemblages numériques
Certaines images n’existent qu’en version numérique. Grâce à l’informatique, nous pouvons aujourd’hui reconstituer des panoramas impossibles il y a un siècle encore. Il est seulement dommage que leurs auteurs n’aient jamais pu les voir…
Plus d’informations sur cette photo panoramique des ports de Marseille de 1869.